Le mimétisme

Ce matin dans le train pour aller au boulot, un homme me tends un pauvre carton bleu avec un calendrier illisible imprimé dessus. Il fait le tour pour distribuer à tout le monde ces cartons et puis il revient vers moi, pour voir si je ne veux pas lui donner un peu d’argent contre son carton.

Alors que je lui rends le carton, il secoue dans sa main des pièces pour faire le bruit d’une pièce qui tombe et me remercie à haute voix comme si je venais de lui donner de l’argent. Cette réaction ne m’est pas destiné mais concerne les autres passagers qui ne voient pas la scène mais l’entendent. Il refait la même chose au siège suivant devant moi, deux sièges plus loin une personne lui donne de l’argent.

C’est un exemple banal d’une personne qui sait exactement ce qui nous anime, et pour sa survie il sait s’en servir (par la manipulation) pour utiliser la culpabilité des gens qui se sentent pousser à faire ce que les autres font par mimétisme, par imitation.

En avant Camarades

Cela m’a ramené à un autre court échange semaine dernière sur tweeter avec Christian den Hartig qui m’a donné envie d’essayer de m’éclaircir sur le phénomène mimétique, et l’apprentissage.

En parlant dans l’article précédent des moyens de limiter l’influence des médias, Christian m’a envoyé la vidéo qui suit avec cette remarque amusée: « et se libérer des mouvements de foule ? ». Car cette vidéo est plutôt drôle, mais elle illustre parfaitement bien ce qu’est la nature profonde du phénomène mimétique. Je vous conseille de la regarder avant de lire la suite.

https://www.facebook.com/xendanweb/videos/10152243054651795/?pnref=story

Dans la vidéo précédente, l’individu est mis en contexte « de stress », dans une rue déserte un grand groupe d’individus le rejoignent au grand pas. Un signal d’alerte, le bruit et le groupe qui se baisse, enclenche le phénomène qui fait qu’il va agir comme le groupe. Le désir de l’individu épouse naturellement le désir de la foule, car notre conscience n’a accès qu’après coup à son action. L’individu a terre cherche la menace avec anxiété autour de lui, il cherche la raison extérieure qui justifie son action. Et même si il ne voit pas, malgré cette dissonance cognitive l’individu pris par la peur continuera à suivre la volonté de la foule, et fuira en courant avec elle.

Seule la conscience réveillé par la dissonance cognitive (qui s’appuie sur une référence corporelle intérieure) et la contemplation (ou à défaut la réflexion) peut nous permettre d’arrêter ce phénomène d’imitation de la foule, de voir la réalité de la situation.

Les personnes du marketing (de la propagande, car tel est leur métier) l’ont eux compris depuis des siècles, leur ambition est de tout faire pour laisser le champ complètement libre au pulsionnel qui induisent les mouvements de masse conditionnées, ils cherchent à éviter tout retour sur soi (réflexion= »le retour en réponse à quelque chose »). Les récentes innovations qui « pousse le bouton » encore plus loin vers la pulsion d’achat en arrivent à des extrémités caricaturales, bien seront vantés comme un « progrès » pour l’humanité.

Beaucoup d’actes quotidiens se passent comme la trame de cette vidéo, ou comme dans mon train ce matin, car ce désir mimétique ne se produit pas que dans les foules. Nous agissons souvent ainsi, c’est tellement quotidien et banal que la plupart du temps nous agissons ainsi sans même le réaliser. Par nos réactions face aux médias (journaux, réseaux sociaux, etc), dans les réactions dans les projets de nos entreprises, etc. Le réflexe mimétique n’a non plus besoin d’un groupe, il se reproduit à chaque fois que l’on est pris par un acte culturel conditionné (par exemple, avoir faim à midi), car l’apprentissage est basé sur des actes mimétiques (j’y reviendrais plus tard).

la force du centre

L’individu (comme le groupe) est agi par une force puissante issu de son centre, cette force « qui relie » l’individu/groupe est la force qui lui permet de « persévérer dans son être ». Il me semble que le réflexe mimétisme n’est qu’une propriété de cette force qui permet de garder l’unité du groupe (ou de l’individu). Lorsqu’une dissonance cognitive apparait pour l’individu (ou le groupe), elle se doit d’être réglé pour restaurer l’unité et libérer la puissance qui était bloqué par le point de fixation (en physique, nous verrons que cela correspond à la recherche de la dissipation maximale d’énergie qui est au cœur de la sélection naturelle des espèces).

Pour « régler » ce point de fixation, de blocage, il me semble qu’il n’y a que trois moyens:

  • se responsabiliser en revenant par delà ses culpabilités, sur ses croyances pour soigner les blessures sous-jacentes et permettre de s’aligner avec le réel
  • nier la réalité tout en préservant ses croyances, ce qui n’est possible que si le corps est suffisamment anesthésié et/ou la fuite et le refoulement encore possible
  • projeter en « hallucinant » une cause extérieure à soi si le refoulement seul n’est pas suffisant. Le bouc-émissaire sera une personne/groupe/objet non-responsable mais en situation de faiblesse (culpabilité et/ou infériorité) qui ne lui permettra pas de se défendre. L’individu qui projette évite ainsi de se remettre en cause et de soigner ses blessures (et se débarrasse de sa dissonance cognitive).

Tout un chacun pourra constater pour lui et son entourage, mais j’observe que c’est souvent la projection et le refoulement qui sont le plus souvent la solution retenue face à des difficultés.

Le mimétisme au cœur de l’Histoire

L’histoire de l’homme qui refuse de faire le salut nazi dans la foule

En avant Camarades

Lorsque la dissonance perdure et s’accentue, la projection vers l’extérieur devient plus vitale et urgente et l’unité du groupe/individu est menacé. Le mécanisme de la crise mimétique est le seul moyen qui reste pour restaurer l’unité dans le groupe.

Dans l’histoire les périodes de transition d’autorité, qui sont des crises « religieuses » (religare= »ce qui relie ») car il y perte de ce qui fait autorité et relie les individus, engendrent les phénomènes mimétiques les plus violents. Une fois le massacre des innocents commis, la paix et l’unité du groupe est retrouvé et permet la mise en place d’un nouveau projet commun.

Pour qui douterais de ce mécanisme, il suffit de rappeler des exemples récent de notre histoire Européenne, comme la chasse aux sorcières qui précèdent/fonde le siècle des lumières, ou encore le génocide Juifs dans toutes l’Europe qui précède/fonde le socle du projet Européen.

De nos jours, il me semble important de comprendre qu’en Europe nous sommes rentrées dans une nouvelle crise de transition d’autorité avec le numérique (nous verrons plus tard le lien entre la technique et les crises de transition d’autorité). Il ne vaut mieux pas se leurrer, et croire que ces violences mimétiques sont issues de temps sombres révolus, d’un autre temps barbares où nous étions « moins civilisés ». Nous sommes toujours comme cela, et les mêmes causes produisent toujours les même effets, seule la forme change.

J’en reste la pour aujourd’hui. Dans un autre post, je reviendrais sur l’altérité, l’autre perçu comme différent, et ces trois réactions possibles: la fusion (1+1=1), la compétition (1+1=2), la relation (1+1=3)

le régime non-dualiste pour être belle en maillot cet été (1/3)

Je vais prendre un exemple banal qui servira de bonne excuse pour illustrer le dualisme dans lequel nous baignons chaque jour. Je vais parler du désir de maigrir (ou plus rarement de grossir) avant d’aller s’exposer sur les plages, sous un soleil bien plus inoffensif que le regard de nos congénères. Le régime pour raison de santé rentre aussi en partie dans cette critique.

Relax? Relax?

En préambule, je préfère préciser que je ne souffre pas de surpoids et que je n’ai jamais fait de régime pour maigrir. J’ai suivi par contre, strictement pendant un moment, un régime alimentaire pour des raisons de santé (d’inspiration Seignalet). Mais je connais dans mon entourage nombre de personnes ayant suivi des régimes variés pour maigrir. J’ai eu par ailleurs des comportements avec la nourriture parfois excessifs, sans souffrir ni de surpoids ni de maigreur. Malgré ce qui suit, il est assez cocasse de savoir que je suis encore rempli de conditionnement dualiste sur le sujet (sur les « bons » ou « mauvais » aliments par exemple, ou mes fantasmes sur le jeûne).

Je suis arrivé à croire que la seule chose que garantit un régime alimentaire pour maigrir, c’est la garantie de grossir. Le célèbre effet yo-yo marche pratiquement à tous les coups.

Sur le long terme, savoir qu’un régime pour perdre du poids ne marche pas est même un lieu commun de nos jours. Même si tout cela n’est que variante sur le même thème, il est donné plus de crédit aux soit-disant régimes équilibrés et progressifs, scientifiquement testés, ou aux diététiciens. Et en pratique, une personne qui ne croit pas aux régimes, faces aux quelques kilos en trop qui se profilent, va tout de même suivre certains de leurs principes.

le dualisme dans nos vies

Pour mémoire des articles précédents et pour faire court, je rappelle que notre civilisation baigne dans une croyance dualiste, c’est-à-dire que nous percevons le corps et l’esprit de manière dissociée. Et notre civilisation a évolué vers l’idéologie de la domination par le mental despotique, pour ne plus considérer que la part visible des choses et des êtres, tout en rejetant l’invisible. Nous sommes au stade où la majorité des personnes a oublié ou nie la partie invisible, la substance qui constitue notre chair, et la vie qui anime le monde. De même, nous nous coupons de toute forme de connaissances, ou détournons toutes les pratiques qui permettraient d’en faire l’expérience pour y revenir.

Ces croyances dualistes orientent souvent nos vies, et sont loin d’être un problème théorique. Elles ont un impact majeur et conditionnent la majorité des actes de nos vies quotidiennes. Et cela se passe souvent sans nous en rendre compte.

Par le régime d’été je prends un exemple facile et sans risque pour commencer. Mais ces croyances touchent le cœur d’une grande part de notre vie, notre façon de percevoir et d’être au monde.

Le régime dualiste

A cette saison, un certain nombre de magazines vont nous vanter les vertus du dernier régime miracle, pour être beau/belle cet été. Pour l’écrasante majorité, ils reposent sur le même principe. Que cela soit pour un régime rapide, ou soit-disant validé scientifiquement, c’est toujours un peu la même histoire. Pas la peine de faire un long discours, je vais juste rappeler les éléments clés.

Il s’agit de méthode comportementaliste, c’est-à-dire une proposition pour que l’individu par sa « propre » volonté change ses actes et modifie ses comportements. La proposition est une méthode, un ensemble de règles, qui va donner de bonnes actions à faire (manger X, courir X min, etc), et un ensemble d’interdictions (ne pas manger Y, etc). Il y aura aussi un mode d’application à suivre, une durée dans le temps. Des précisions seront perçues comme un gage de sérieux, et d’efficacité puisqu’il n’y a plus qu’à suivre le programme sans réfléchir. Un tel régime sera directif dans le mode d’application (le matin mange Z, le midi X, etc), et il proposera des conseils et techniques de conditionnement de ces nouveaux comportements (commencer par courir 5 min le matin, etc).

Quels sont les soubassements pas du tout alimentaires et que pourtant nous avons avalés ? Quels sont ces croyances qui font que tant de gens essaient ces régimes? Qu’est-ce qui amène au fatalisme: « oui je sais, ça ne marche pas…enfin pas toujours, je connais…mais bon, j’ai pris un peu…il faut bien que… »

Quelles sont ces structures dualistes?

  • L’instauration d’un comportement de l’esclave dès le plus jeune âge dans l’inconscient de l’individu. L’individu aura intégré depuis longtemps la capacité à suivre des règles prescrites par une autorité, écrite ou verbale, et à (tenter de) s’y conformer. Le comportement va être prescrit par une personne ou une « structure d’autorité » au sein d’un groupe. Les règles de comportement vont être le plus explicite possible. Des choses bonnes et des choses mauvaises seront décrétées de manière absolue, ce qui revient à porter un jugement moral. Ces règles seront si possible quantifiées pour aider à l’auto-jugement. Dans le cas d’un régime c’est facile, les règles à suivre sont données explicitement (mangez X, ne pas manger Y, faire ci, ne pas faire cela, etc), publiées soit dans un magazine, soit plus longuement dans un livre

  • Des normes ou valeurs du groupe social pré-existantes. Ces valeurs définissent, clairement si possible, ce qui est bien ou mal, ce qui est bon ou mauvais. Plus ces valeurs seront perçues comme universelles, c’est-à-dire en niant leur aspect culturel (donc régional) et temporel (une époque), plus elles seront efficaces. Les valeurs les plus efficaces à mobiliser, sont celles qui évitent tout questionnement de l’individu. Dans notre exemple, pour faire simple: « être mince, c’est bien et beau », « être gros, c’est moche et mal »

  • Un groupe (ou une personne) à laquelle la personne a besoin de se sentir relié, appartenir. C’est ce groupe qui va véhiculer les valeurs et les opinions de la structure d’autorité référente (cf point suivant). L’individu va progressivement s’y conformer pour être relié et se sentir inclus. L’appartenance au groupe et le processus d’identification aux valeurs du groupe sera d’autant plus fort que l’individu est coupé de sa puissance naturelle. L’allégeance à une figure d’autorité et le désir mimétique joueront également pleinement dans le groupe. Dans l’exemple du régime, la structure d’autorité pourra être un magazine de la presse, et le groupe un ensemble d’ami(e)s

  • Une structure d’autorité (ou une personne), extérieure au groupe, qui fait autorité. Une structure d’autorité médiatise le pouvoir, c’est elle qui garantit l’opinion du groupe. Pour préserver son autorité, elle ne doit pas être remise en cause par un individu ou un groupe hors des pairs reconnus ou faisant partie de la structure d’autorité. Un individu ne doit pas être habilité directement à la réformer, mais doit passer par des médiateurs du pouvoir issus de cette structure. les valeurs et opinions que cette structure d’autorité prescrit doivent être perçues comme des faits, ou une description de la vérité objective.

Le régime et ces croyances sous-jacentes

Si je reprends les points précédents et que je les décline avec le régime, cela donne

  • le comportement de l’esclave

Comme tout un chacun dans nos sociétés, nous avons tous été conditionnés par une pédagogie noire pour contraindre nos comportements, via l’éducation de nos parents, et l’école. Cette pédagogie noire « pour notre bien » est basée parfois sur la violence physique, et beaucoup plus souvent sur la violence psychologique. Nous sommes donc souvent de bons clients, tout à fait mûrs pour considérer des propositions d’un régime alimentaire comme tout à fait réalistes et pouvant réussir à nous faire maigrir, pour la simple et bonne raison qu’un régime suit le schéma mental du modèle dualiste structurant notre éducation.

Cela demandera plus d’explications, car cette simple affirmation réveille souvent la culpabilité refoulée, le déni et la colère d’une personne qui se sentirait directement visée car en position de parent, d’éducateur ou d’autorité.

Lors de la mise en application du régime, nous serons satisfaits de nous si nous arrivons à bien agir, c’est-à-dire à nous conformer aux prescriptions que l’ont s’est fixées, ce qui est souvent le cas au début. Nous ferons cela par la volonté qu’imposera notre mental, sans écouter notre corps, ce qu’il nous dit, ce qu’il demande. Nous rejouerons ainsi ce que nous avons intégré lors de notre éducation, le sentiment de sécurité lié à l’approbation du parent/professeur. A nouveau, notre enfant intérieur se sent relié et aimé par l’adulte qui a autorité sur nous, c’est la puissance du lien qui va libérer ce surplus d’énergie et de joie que l’on peut sentir dans ces situations, bien plus que l’effet réel sur le corps. L’adhésion nous éloigne de notre culpabilité, de la crainte de l’échec, et de la mésestime de soi. Nous sommes confortés dans notre croyance, heureux du résultat de nos efforts, puisque nous perdons du poids.

En réalité, nous avons juste ignoré la réalité, et en nous maltraitant nous avons créé une tension supplémentaire dans notre corps. Nous tirons d’un côté par la volonté de notre mental, en « déformant » la substance qui lie corps et esprit. Et notre corps va se retrouver « tiré » et marqué par la trace de cette tension. Cette tension, liée à la peur de perdre le lien, se perpétue sous forme de croyance qui prend le relai d’une blessure (de séparation) refoulée. Sans grande force, elle ne va pas pouvoir durer longtemps, car elle est arbitraire, sans fondement. Elle doit être sans arrêt alimentée pour être active, et le comportement alimentaire est un des moyens.

Plus tard, nous ferons des écarts à notre régime ou nous l’abandonneront. Nous nous jugerons plus ou moins durement en accusant la faiblesse de notre volonté, ou de ne pas être capable de tenir sur la durée « alors que ça marchait ». La culpabilité, la mauvaise estime de soi va se renforcer, poussant au fatalisme (« de toute façon, je n’y arriverai jamais, je suis nul »). Nous ne sentirons même pas la culpabilité que l’on refoule à ce moment là, et nos croyances nous laisseront aveugles sur ce qui se joue vraiment.

  • des normes ou valeurs du groupe social

Je pense qu’il est inutile de revenir trop longtemps sur la valeur de la minceur dans notre civilisation, on en voit des pubs partout. Plus que la minceur, c’est la capacité de contrôler son poids dans une société d’abondance qui est valorisée, en lien avec le contrôle de la nature. Contrairement aux siècles passés, encore marqués par la famine, « les formes rondes » étaient valorisées car signe de bonne alimentation et santé. La grosseur était un signe de bon rang social. Et je me rappelle de ma grand-mère, qui à chaque fois qu’elle me voyait me trouvait trop maigre. Nous avons basculé en deux générations drastiquement, avec comme valeur de référence le contrôle du poids, la minceur. Le gros étant plutôt un symbole du prolétaire, qui n’arrive pas à se contrôler et se laisse aller.

  • le groupe et « ce qui relie »

Cette question du lien et du groupe est centrale, et a de multiples facettes. J’y reviendrais aussi plus longuement dans d’autre posts.

Les valeurs du groupe ne sont pas dans l’air du temps, mais dans la chair des individus. Le lien entre individus et ses valeurs communes sont d’autant plus fortes que le besoin « d’être relié » est vital pour l’humain. Plus les individus sont faibles (non soignés, blessés), plus le système de valeurs du groupe est fort. Et ce milieu se perpétue largement par des phénomènes mimétiques.

Dans le cas d’un régime le groupe peut se limiter à une personne, ou à un groupe d’ami(e)s. Mais de nos jours l’identification peut se faire au delà des connaissances, à distance, sur le sentiment d’appartenance à un courant de pensée (une méthode magique), via des livres, la télévision, une association, des individus sur Internet. C’est à travers ce groupe formel ou informel que le système de valeurs normatives comme la maigreur vont se propager aux individus.

  • la structure d’autorité

La question de la liberté et de l’autorité, est tout aussi centrale, et demandera aussi de bien plus long posts.

Dans le cas d’un régime, la structure d’autorité peut être un magazine de la presse, ou un livre qui fait référence à une étude scientifique (ou pseudo étude) avec ces résultats et promesse de succès. Dans certains cas, la personne éprouvera le besoin d’aller consulter une personne qui fait autorité, un docteur, un diététicien, un coach. Cela sera jugé comme inévitable si la personne considère son problème comme sérieux, surtout suite à des échecs successifs. Ces échecs l’auront convaincu qu’elle ne peut y arriver toute seule en suivant les prescriptions, mais qu’elle doit se remettre directement dans les mains d’une personne directement de « la structure d’autorité ».

Vers le non-dualisme

Voilà une introduction que j’espère pas trop indigeste sur les effets du dualisme dans nos vies. Je vais essayer de continuer dans une seconde partie, sur ce que pourrait être alors un régime alimentaire non-dualiste. Est-ce que cela existe? et en quoi cela peut-il bien consister?